Le geste de Guillaumre Gillet après son but lundi soir est touchant. Il montre que tout n’est pas corrompu. Cela a de quoi inspirer les lensois.

Emiliano Sala, jeune joueur du FC Nantes décédé accidentellement le 21 janvier, et Gillet sont liés par des sentiments forts et durables. Alors qu’il venait de marquer le premier but lensois contre Bézier lundi, Gillet a d’abord levé les deux bras tendus, les index pointés vers le haut, puis après avoir posé des baisers dans ses mains, il les a envoyé symboliquement vers le ciel.

Bien sûr, on peut penser qu’il y a quelque chose d’un peu ridicule dans ce geste. Sala est mort, il n’est plus. Il y a de la superstition dans l’attitude de Gillet. Mais, au delà de cela, et avec une portée bien plus grande, il s’agit pour le joueur d’exprimer que ses meilleures pensées vont à son ami défunt.

Cette attitude positive, marquant la fidélité et la ferveur des sentiments éprouvés, a de quoi enthousiasmer une ville comme la nôtre.

A Lens, on se souvient des morts du coup de grisou du 4 février 1970 à Fouquières. On se souvient des visages de chacun des copains victimes d’accidents du travail, à la FM, à Mc Cain ou pour des boîtes d’intérim.

Ce n’est surement pas avec des têtes d’enterrement et des gerbes de fleurs coupées qu’on est fidèle à ses sentiments d’amitié. C’est dans un moment de joie, dans la ferveur de la vie que l’on peut montrer que l’amitié est là, vive, à nos cœurs.