Les frites c’est bon à son cœur. Le cerveau en raffole, mais c’est un doux poison qui mène tout droit vers les maladies liées à la malbouffe. En fait, ce sont les classes populaires qui sont les principales victimes des « pathologies liées à la malnutrition », comme disent les médecins.

Comme elles contiennent beaucoup de sucres et de graisses et qu’il le sait, le cerveau active ses zones du plaisir. Rien qu’à la vue des frites on est déjà bien. C’est surtout la partie la plus antique du cerveau qui est sensible à la frite, celle qui nous vient de l’époque où l’humanité survivait par petits groupes, de glane et de cueillette. Parce que, il faut bien admettre que le goût n’est pas très raffiné, la frite est une sorte de bonbon !

La sortie en famille ou entre amis à la friterie, c’est aussi un moment de plaisir partagé. A 2.50 € avec la sauce par portion, c’est le genre de resto qu’on peut se permettre assez facilement. Certains en abuse d’ailleurs, et bon nombre d’entre nous -surtout les hommes- vont se chercher une frite le midi plutôt que de se préparer une gamelle le soir pour le lendemain.

En 2014, l’Organisation Mondiale de la Santé a demandé une étude complémentaire pour connaître les dangers de l’acrylamide, une substance présente notamment dans les aliments frits. Avant d’avoir tous les détails, on sait déjà qu’elle favorise le diabète, l’insuffisance rénale et le risque de cancer. Or, les frites représentent 10 à 60% de nos apports en acrylamide.

Les principaux risques pour la santé, les amateurs de frites les connaissent. C’est juste que, comme pour le tabac ou l’alcool, on préfère nier la réalité. Le plus gros risque n’est pas le bourrelé attaché à la taille pour la vie. Manger trop gras, c’est négliger son système cardio-vasculaire. Manger trop sucré, c’est négliger son pancréas.

Les maladies liées à la malbouffe peuvent être évitées, si telle était le cas, ce serait de nombreuses vies qui s’en trouveraient rallongées.