A cause de la pollution de l’air, Lens est de plus en plus souvent dans le smog. Or, dans la Nature tout est lié, il s’agit donc ici d’un reflet local d’une situation globale. Les activités humaines en leur état actuel nuisent à la vie sur Terre. L’une des menaces faites à la vie, c’est le réchauffement global. A la mi-mars, les lensois, dans le cadre d’un mouvement international, ont marché pour le climat. Ce mouvement appelait à une prise de conscience et à des changements de comportement. Depuis, et suivant des décisions politiques évidemment bien plus anciennes, le BHNS est entré en circulation. Les transports en commun efficaces sont généralement considérés comme une partie de la solution face à la pollution de l’air. Parmi les marcheurs pour le climat, le avis divergent face au BHNS.

Les nostalgiques du projet « tram »

Le point de vue le plus critique est exprimé par le collectif organisateur de la marche du mois de mars lui-même. Sur sa page facebook, le groupe Lens-Liévin du mouvement Ensemble pour le Climat en Hauts-de-France met en avant le bilan carbone du bus. D’après ce groupe, sur le trajet de Lens à Hénin-Beaumont, le bus rejetterait cinq kilogrammes de CO2 par trajet et par personne. De plus, le moteur essence ou diesel rejette des particules dans l’atmosphère. Le groupe regrette que le mode de transport collectif du bassin minier ne soit pas le tramway électrique et met en avant les exemples de Bordeaux et de Nantes. Par ailleurs, il est noté que rien n’aurait été prévu pour le vélo dans les bus.

La question légitime de la place du vélo

L’association Droit au Vélo, bien représentée à la marche lensoise pour le climat, fait lui aussi un constat mitigé. La section lensoise de l’association est pourtant partie prenante dans de nombreuses discussions au sujet de la pratique du vélo, elle a même organisé un évènement (« urban Lens ») dimanche passé en partenariat avec la ville et l’agglo. On en peut donc pas la taxer d’opposition politique systématique à Sylvain Robert… Si l’association régionale dit se réjouir de l’arrivée du BHNS, elle déplore que le vélo ait été mal intégré, et affirme qu’il est même totalement absent de la ligne Liévin-Hénin. Il semble que seuls les vélos pliants soient autorisés et à condition que la fréquentation le permette. L’association rappelle que Vélos et Transports en commun doivent être complémentaires et qu’ils ne sont pas en concurrence.

Les partisans de la gratuité

Seul parti politique de gauche présent à la marche lensoise pour le climat, le PCF fait de l’agitation autour de l’arrivée du BHNS. C’est que le PCF veut que le système de BHNS aille plus loin, en étant plus attractif pour les personnes. On se souvient que le PCF avait lancé une pétition lors de la braderie de Lens l’an dernier pour mobiliser la population autour de la gratuité. Les élus PCF de l’agglo réclamaient quant à eux un moratoire sur la gratuité, cette décision ne revenant pas directement aux agglo (CALL, CAHC et CABBALR). Lundi, premier jour de circulation des Bulles, le PCF revendique d’avoir emballé de cellophane les distributeurs automatiques de tickets de transport. Surtout, le PCF lance le hashtag #busgratuit et une page facebook dédiée qui intègrent sa campagne de communication pour les Européennes. La gratuité des transports en commun a par ailleurs fait l’objet d’un projet de loi déposé par les députés PCF à l’Assemblée Nationale et fait partie des propositions du parti pour lutter contre le réchauffement climatique et pour le pouvoir d’achat.