A Lens, l’aide aux animaux de compagnie abandonnés repose sur des associations. Elles dépendent largement du dévouement des bénévoles et sont toujours à la limite de ne plus pouvoir faire face aux difficultés. C’est un véritable drame qui se joue. Jeudi 25 avril, au refuge de Vermelles, des animaux ont été condamnés à mort du fait du manque de moyens. A cause d’un acte de malveillance. Bien d’autres auraient pu mourir, mais le pire a été évité.

Le refuge de Vermelles, aussi appelé SPA de l’Artois, est le seul refuge de toute l’agglomération. Il fait face à un nombre incroyable de demandes d’aide à apporter aux chats et chiens. Le lieu est ue maison entourée de box et de chateries, de dépendances qui servent de lieu de stockage, etc. Une surface importante est nécessaire pour soigner les animaux, isoler les malades, entreposer couvertures et nourritures. La proximité des champs et la présence de nourriture en grande quantité rendent la présence d’autres animaux inévitable. C’est le cas des rats.

Pour protéger le matériel, les animaux et, selon eux, les humains, les responsables du refuge de Vermelles ont mis en place un dispositif avec l’intention d’empoisonner des rats. Toutes les autres mesures de bon sens prises pour éviter que les rats s’introduisent ayant échoué, comme calfeutrer les accès par exemple, décision a été prise d’empoisonner des appâts dispersés dans le refuge, hors de portée des chiens et chats protégés, évidemment.

On peut voir une contradiction révoltante dans le fait de consacrer toute son énergie à sauver des chiens et des chats et de chercher à fairemourir par empoisonnement des rongeurs. Mais, sauf à être dans l’abstraction antispéciste, on peut comprendre qu’il y a là comme une mesure de désespoir. Le refuge est dans une difficulté matérielle permanente, comptant sur les dons et le bénévolat pour se maintenir à flot. La nourriture consommée ou « souillée » par les rongeurs est une menace pour la survie du refuge et de ses protégés. La seule solution apparente est alors de détruire les rats.

D’autres animaux sauvages consomment volontiers des boulettes de viande. Corvidés et autres oiseaux, insectes, hérissons, rongeurs et renards par exemple pourraient parfaitment trouver la mort par empoisonnement. Pour ne pas voir cela, les responsables du refuge se bornent à dissocier les animaux domestiques des animaux sauvages non aprivoisés. Les uns étant à sauver quitte pour cela à condamner les autres. Il s’agit bien sur d’une forme de négation de la réalité scientifique, de la Nature.

Un drame supplémentaire a été évité de justesse au refuge. Des clotures ont été sectionnées, si bien que les animaux protégés auraient pu, sans la vigilence des personnes du refuge, manger de la nourriture empoisonnée.

Ignorant l’identité des auteurs des faits, le refuge de Vermelles a exprimé sa volonté de déposer une plainte contre X dans le communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

Aujourd’hui, le 25 avril 2019, nous sommes passés à côté d’une catastrophe.
Aujourd’hui nous avons porté plainte contre X ou plutôt contre un ou des abrutis malveillants (nous restons polis, mais nous fulminons intérieurement).
Le refuge étant situé en plein champ, nous sommes obligés de faire intervenir une société de dératisation afin d’assurer la santé des animaux du refuge et des humains . Des pièges sont placés et liés par des scellés à l’extérieur et autour du refuge.
Cette nuit une ou des personnes malveillantes ont voulu empoisonner les chiens du refuge. Ils ont coupés les fils de fer avec des pinces coupantes et ont intentionnellement jeté les boites contenant le poison dans les jardins et dans les box des chiens.
Par chance nos chiens sont enfermés la nuit et les salariés contrôlent toujours leur santé dès leur arrivée. Nous connaissons les conséquences et les atroces souffrances occasionnées par les raticides sur les animaux domestiques.
Il faut vraiment être dérangé psychologiquement pour faire ça. Nous plaignons sincèrement la famille de cet ou ces individus qui doivent être réellement instables (ça fait froid dans le dos).
Une plainte a été déposée, une enquête est en court, si vous avez aperçu ou entendu quelque chose, contactez le commissariat d’Auchy Les Mines.
Il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques et les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité. Plusieurs sanctions pénales sont prévues en cas de mauvais traitements, d’abandon, de sévices graves et d’atteintes à la vie ou à l’intégrité de l’animal.
La personne qui exerce, publiquement ou non, des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou qui commet un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, encourt :
2 ans de prison,
et 30 000 € d’amende.


pour contacter le Refuge de Vermelles : 03 21 69 30 89

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