Depuis vendredi, on connaît la liste définitive des listes candidates pour les élections européennes. Hugues Sion est candidat pour la liste nommée « ligne claire » donc les positions sont clairement racistes.

Hugues Sion a été élu conseiller municipal de Lens aux dernières élections municipales. Il était alors candidat « Bleu Marine », proche du Front National donc, dont la stratégie était alors la « dédiabolisation ».

Hugues Sion avait mené campagne suivant cette stratégie, mettant en avant la figure de Marine Le Pen alors en pleine lumière. Il a soigneusement évité tous les sujets épineux et s’est bien gardé de tout propos raciste.

Depuis qu’il est élu conseiller municipal (et délégué à l’agglomération de Lens Liévin), Sion est plutôt discret. Il est également fréquemment absent. Son groupe ne communique d’ailleurs que très rarement dans le magazine municipal distribué dans toutes nos boîtes à lettres.

Au Journal officiel du 4 mai est donc paru un arrêté du 3 mai 2019 fixant les listes candidates à l’élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019. Hugues Sion y figure en cinquième position sur la liste dite « ligne claire ». C’est Renaud Camus qui porte cette liste dont il est l’idéologue.

Renaud Camus est un intellectuel d’extrême droite, issu de la haute bourgeoisie. Il est connu pour avoir inventé la formule de « grand remplacement ». D’après cette conception identitaire des Nations, les populations constituant la majorité des pays européens seraient en passe d’être « remplacées » suivant une stratégie développée consciemment par les habitants des pays africains.

Renaud Camus s’est rendu coupable à de nombreuses reprises de propos racistes ou antisémites. Il est actuellement poursuivi en justice par la LICRA pour des propos racistes à l’encontre des africains.

Hugues Sion ne peut ignorer le caractère raciste de la tête de liste. Il ne pourra plus, comme en 2014, prétendre agir pour le bien-être des habitants. En s’associant à Camus, Sion assume le racisme qui sous-tend sa politique. Tout cela est une machine de destruction des liens qui unissent les habitants, une négociation de la possibilité d’une culture commune.