Lens, et plus largement le bassin minier, est un territoire historique de la gauche politique. La gauche gère d’ailleurs des mairies, des intercommunalités, a des députés et des sénateurs, etc. Pourtant, la gauche se ramasse un peu plus d’élection en élection.

Dans le même temps, on peut voir le territoire changer. Par petites touches, les investissements semblent nous sortir doucement des années 1990 où tout semblait endormi.
Des gens de gauche, parmi lesquels des personnages politiques de stature nationale, observent le territoire avec attention.

Lens, avec son bassin minier, est devenu pour la gauche un centre d’intérêt important. Il y a les réalisations culturelles, les expériences de croissance verte, la troisième révolution industrielle. Et puis bien sûr il y a le fascisme qui menace, avec une extrême droite qui avance, de scrutin en scrutin. La gauche, dont bon nombre de militants appellent à l’unité, semble reprendre conscience de son rôle historique face à cela.

Jean-Christophe Cambadélis, socialiste (PS), est venu dans la région dans le cadre des voyages qu’il mène pour rédiger ses carnets de France, dans lesquels il défend la France des territoires contre l’Etat central, dans une perspective anti-jacobine. Cette visite a donné naissance à un joli texte dont nous reproduisons ici un court extrait et qui est consultable intégralement sur son site internet.

Écosystème, paysage singulier, culture spécifique, le pays noir est devenu vert sans perdre son identité. Cette transition voulue, pensée, administrée par la gauche municipale, soutenue par la gauche des collectivités locales (Région et Département) est intéressante à observer. Elle est un enseignement à plus d’un titre pour une France en pleine mutation industrielle, avec l’avènement de l’économie de l’immatériel.

Jean-Christophe Cambadelis © 2019